L’édifice actuel, comme beaucoup d’églises rurales, se compose de plusieurs parties, édifiées à des époques différentes. La plus ancienne est le mur nord (celui qui borde la place) où l’on voit encore deux fenêtres en lancette du 13ème siècle, ainsi qu’une autre qui date de la Renaissance.
L’édifice mesure 36 mètres de long sur 8 mètres de large sans compter l’unique bas-côté ni le demi transept. La nef s’élève à 9,60 mètres, voûtée en bois depuis le 15e siècle, elle reçut un nouveau plancher à la fin du 19e siècle.
L’édifice mesure 36 mètres de long sur 8 mètres de large sans compter l’unique bas-côté ni le demi transept. La nef s’élève à 9,60 mètres, voûtée en bois depuis le 15e siècle, elle reçut un nouveau plancher à la fin du 19e siècle.
Pour bien comprendre les étapes de la construction, il faut entrer dans l'église (par une petite porte refaite en 1693). On descend 6 marches et l'on se retrouve alors dans la nef ou vaisseau central, avec les bancs des fidèles. Cette nef a été agrandie du côté sud (vers la route en contrebas) par un bas-côté voûté en quart de cercle, qui communique avec elle par trois grandes ouvertures en ogive. Mais on remarque en même temps que des piliers cylindriques ont été construits des deux côtés de la nef et qu'ils semblent coupés juste sous le niveau de la voûte en berceau, lambrissée. Ces piliers sont les vestiges d'une surélévation de l'église, entreprise sans doute dans la première moitié du 16ème siècle, et qui fut interrompue par les guerres de religion et par de probables destructions causées par les protestants. On voit également des traces de cette restructuration de l'église dans le bas-côté et quand on en fait le tour par l'extérieur.
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A gauche du chœur une arcade plein cintre donne accès à une chapelle de 5,50 mètres sur 4 mètres. Elle date de 1688 et a été édifiée par un seigneur de Poilly appelé Zacharie Thierriat, d'une famille bourgeoise originaire de Saint-Florentin, enrichie dans le commerce, les messageries et la collecte des impôts, puis anoblie par l'achat d'une charge de secrétaire du roi. Ce même Zacharie Thierriat avait fait bâtir également le château de Poilly, dont ne subsistent que le colombier et un pont sur les douves. Pour assister à la messe, la famille du seigneur entrait par la petite porte qui donne sur la place et s'installait, sans avoir à traverser la nef et à se mêler au peuple, dans son banc seigneurial, qui subsiste et mériterait d'être restauré, car il n'en reste guère dans nos régions et il est le témoin des privilèges seigneuriaux abolis à la Révolution. Celle-ci n'a rien détruit dans l'église, les "patriotes" se sont contentés d'arracher la fleur de lys qui surmontait l'encadrement délicatement sculpté de fleurs et de fruits du tableau de la Nativité (en mauvais état) surmontant l'autel, aujourd'hui décroché et qui attend une hypothétique restauration.
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