POILLY-EGLISE
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                  L'église &l'intérieur

L’édifice actuel, comme beaucoup d’églises rurales, se compose de plusieurs parties, édifiées à des époques différentes. La plus ancienne est le mur nord (celui qui borde la place) où l’on voit encore deux fenêtres en lancette du 13ème siècle, ainsi qu’une autre qui date de la Renaissance.
L’édifice mesure 36 mètres de long sur 8 mètres de large sans compter l’unique bas-côté ni le demi transept. La nef s’élève à 9,60 mètres, voûtée en bois depuis le 15e siècle, elle reçut un nouveau plancher à la fin du 19e siècle.
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Pour bien comprendre les étapes de la construction, il faut entrer dans l'église (par une petite porte refaite en 1693). On descend 6 marches et l'on se retrouve alors dans la nef ou vaisseau central, avec les bancs des fidèles. Cette nef a été agrandie du côté sud (vers la route en contrebas) par un bas-côté voûté en quart de cercle, qui communique avec elle par trois grandes ouvertures en ogive. Mais on remarque en même temps que des piliers cylindriques ont été construits des deux côtés de la nef et qu'ils semblent coupés juste sous le niveau de la voûte en berceau, lambrissée. Ces piliers sont les vestiges d'une surélévation de l'église, entreprise sans doute dans la première moitié du 16ème siècle, et qui fut interrompue par les guerres de religion et par de probables destructions causées par les protestants. On voit également des traces de cette restructuration de l'église dans le bas-côté et quand on en fait le tour par l'extérieur.

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​La nef est séparée du chœur par une jolie grille du 18ème siècle.

Avant la Révolution, l'entretien des édifices du culte était à la charge des fidèles pour la partie qu'ils occupaient, c'est-à-dire la nef, et à la charge du clergé pour la partie où étaient célébrés les offices, c'est-à-dire le chœur. Celui-ci apparaît souvent d'une architecture plus récente et plus soignée que la nef, parce que les évêques ou les abbayes qui percevaient les dîmes de la paroisse étaient plus disposés à investir dans une nouvelle construction que les paroissiens aux revenus très modestes.

C'est le cas à Poilly, où le chœur, moins haut que le nef, est couvert d'une superbe voûte de style gothique tardif (fin 15ème siècle) avec croisillons peints et clés de voûte en pendentif  (d’origine il y avait dix clefs pendantes dont une seule subsiste, mutilée, avec un motif héraldique d'azur à la gerbe d'or, armes des Braque, grands baillis de Sens et d'Auxerre).
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Le chœur, haut de 7 mètres et profond de 11,50 mètres voûté en pierres à nervures ogivales, date de la même époque que le portail. Jean Dumothel, charpentier à Aillant, renouvela en 1770
le chœur et la couverture
​de l’église. 
​Le chœur est meublé d’un autel en portique, tout en pierre, comme la statue de saint Germain qui préside au fronton, avec ses vieilles dorures. Le fronton barre tout le sanctuaire de ses 3 mètres de hauteur sur 7 mètres de largeur. Il est de l’époque Louis XIV. Par contre, les toiles de saint Pierre et saint Paul datent de 1629. Saint Eloi (deuxième patron de Poilly) et saint Sébastien figurent aux côtés de saint Germain. Le pèlerinage à saint Edme de Pontigny était fréquenté par la paroisse ; une statue située à gauche dans le chœur en maintient le souvenir. 

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Saint Edme
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 Un antiphonaire de 1854 est posé sur un lutrin. Le chant, pendant les offices, est assuré par des chantres (souvent deux) dans le chœur,
devant un pupitre qui porte les antiphonaires et les graduels de grand format qui contiennent l’ensemble des parties chantées
​de l’office.

​Cela s’appelait « chanter au livre ».

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Pendant longtemps, le diocèse de Sens a conservé l’usage du plain-chant révisé au 18ieme siècle. La manière de chanter cherchait d’abord à être puissante et convaincante avant d’être belle.
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​A partir de 1850, le nouveau livre liturgique s’intitule Graduel Romain et il généralise la pratique du chant grégorien. Il fut en service jusqu’en 1965, année du Concile Vatican II.
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Au XIXe siècle, le chant grégorien était accompagné d'un petit harmonium. Cet instrument est toujours dans l'église. Il s'agit d'un instrument du Dumont & Lelièvre. En 1878, MM. Dumont et Lelièvre, n’exposaient que des instruments ordinaires bien construits (médaille de bronze) en 1889, ces facteurs voulurent se distinguer par l’abondance des nouveautés . Les inventions de M. Dumont, notamment l'orgue harmoniphrasé permit aux églises pauvres de posséder enfin un instrument idéal et peu coûteux. 

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A gauche du chœur une arcade plein cintre  donne accès à une chapelle de 5,50 mètres sur 4 mètres. Elle date de 1688 et a été édifiée par un seigneur de Poilly appelé Zacharie Thierriat, d'une famille bourgeoise originaire de Saint-Florentin, enrichie dans le commerce, les messageries et la collecte des impôts, puis anoblie par l'achat d'une charge de secrétaire du roi. Ce même Zacharie Thierriat avait fait bâtir également le château de Poilly, dont ne subsistent que le colombier et un pont sur les douves. Pour assister à la messe, la famille du seigneur entrait par la petite porte qui donne sur la place et s'installait, sans avoir à traverser la nef et à se mêler au peuple, dans son banc seigneurial, qui subsiste et mériterait d'être restauré, car il n'en reste guère dans nos régions et il est le témoin des privilèges seigneuriaux abolis à la Révolution. Celle-ci n'a rien détruit dans l'église, les "patriotes" se sont contentés d'arracher la fleur de lys qui surmontait l'encadrement délicatement sculpté de fleurs et de fruits du tableau de la Nativité (en mauvais état) surmontant l'autel, aujourd'hui décroché et qui attend une hypothétique restauration. 
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La chapelle de la Vierge ouvre également sur le chœur. L’autel et son retable en pierre du 16ème ou 17ème siècle est surmonté d’une peinture du Rosaire due au pinceau de Jacques Machavoine, inhumé au pied de son œuvre. Le tableau date de 1872. On y voit sainte Catherine de Sienne, saint Dominique et en toile de fond, l’église de Poilly surmontée d’un clocher et d’une tour.

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